009Et voilà ! Au moment de tourner la page et de quitter définitivement le pays (nous nous envolerons de Tunis-Carthage le 15 octobre à 13 h 30), j’ai envie de dire « merci » à tous ceux qui, au cours de ces 3 années, m’ont aidé à me sentir un peu chez moi et à comprendre ce pays dans toute sa complexité.

Alors Merci (en vrac) :

-          A la librairie Al Kitab à Tunis et à Culture à La Marsa qui m’ont permis d’étancher mon éternelle soif de lecture et de découvrir des auteurs arabes que je n’aurais peut-être jamais eu la curiosité de lire,

-          Au personnel du café de l’El Hana à Tunis, qui a tout de suite compris que je ne prenais jamais de sucre avec mon café,

-          A M…, serveur à Al Mazar à Tunis, toujours d’humeur égale même épuisé, surtout l’été lorsqu’il cumule deux emplois dont un le soir dans un restaurant d’Hammamet,

-          Au boulanger du Kram qui cuit des bannettes, presque comme à la maison,

-          A toute l’équipe de l’Avant Première, nos fournisseurs de DVD préférés à La Marsa qui nous ont permis non seulement d’être toujours au fait des sorties cinématographiques, mais également de retrouver de vieux films assez difficiles à trouver ailleurs,

-          A « Victoria » toujours au Kram, dont les croissants chauds rappellent ceux des boulangeries parisiennes,

-          Au personnel du restaurant « La Mer » à La Goulette qui ne nous présente plus la carte mais nous invite directement à aller choisir un poisson à faire griller,

-          Aux employés du TGM à la station Salambô pour nos échanges quotidiens amicaux, voire coquins, mais ne dépassant jamais les limites,

-          A mes marchands de fruits dans le quartier,

-          A mes voisins, dont la présence discrète mais chaleureuse m’a permis de supporter les absences de mon mari, au cours de ses missions dans des pays africains parfois inhospitaliers,

-          A cette jeune commissaire de police, nouvellement diplômée, qui m’a fait part de ces doutes et de ces difficultés face aux personnes auxquelles elle était confrontée,

-          Aux quincailliers de la rue Al Jazzira à Tunis qui se sont mis en quatre pour trouver des pièces détachées pour mon robot Black et Decker (ici, c’est plutôt Moulinex qui tient le marché)

-          A tous ceux que j’ai croisé au hasard de mes ballades et qui en quelques mots échangés et un sourire m’ont offert la possibilité de mieux appréhender la vie des tunisiens, leurs difficultés, leurs rêves,

-          Et pour finir à…..mes pieds qui ont accepté sans rechigner les kilomètres et les kilomètres que je leur ai fait parcourir jusque dans les recoins les plus improbables de Tunis.