011Comme je l’ai déjà écrit, la fin du Ramadan est marquée par une fête « l’Aïd el Fitr » la fête de la rupture du jeûne, encore appelée l’Aïd El Ségir  ou petite fête.

Outre l’aspect religieux et les prières spéciales en ce jour, elle donne avant tout lieu à des rassemblements familiaux autour d’un repas traditionnel et à de nombreuses visites aux amis que l’on a moins vu pendant Ramadan. Elle est également l’occasion de faire des présents, notamment aux enfants. En principe ils sont habillés de neufs et se voient offrir des jouets.

Pour les petites filles, pas de problèmes. Les marchands de poupées, trousses à maquillage style Barbie, petits sacs à mains font recettes.

Mais pourquoi offre-t-on aux garçons systématiquement des reproductions d’armes à feu ?

Cela fait trois ans que je me pose la question. Pas de robots, de jeux de construction, non, des pistolets et des mitraillettes en plastique.

Cette constatation s’est révélée exacte cette année encore.

La veille de la fête, sur les étals des marchands à la sauvette, des armes. Le jour de l’Aïd, lorsque nous sommes partis en ballade, tous les garçons croisés dans les ruse arboraient fièrement qui un fusil, qui une mitraillette.

Les tunisiens sont des gens non violents, alors j’ai du mal à comprendre. C’est vrai que ces jouets, souvent made in China, arrivent en masse sur le marché et ne sont pas chers. Mais il en est de même pour des petits avions ou des voitures. Influence des séries télévisées que les enfants regardent un peu trop ?

A dire vrai, si les garçons comme partout ailleurs s’imaginent être de grands guerriers, je préférerais des reproductions d’épées du Moyen-Âge ou des sabres laser de Star War. Au moins, ces objets sont porteurs de rêve et d’un certain idéal.